Chute de frigo sur piéton innocent
"Someday, people will find out"
Je souhaite baser le thème du présent article sur cette phrase ô combien symbolique et ô combien usée par les grands de ce monde (ou du moins par ceux qui se prétendent les grands de ce monde).
Commençons d’abord, si vous le voulez bien, par traduire cette délicieuse petite expression à l’intention de nos chers lecteurs anglophobes (que leurs entrailles répandues sur le sable du désert sèchent au soleil et deviennent le refuge des scorpions et des scolopendres). « Someday, people will find out » pourrait (grossièrement, et avec des forceps de la taille de ceux utilisés par les médecins pour extraire les pauvres chiards pondus par Maïté et feu Carlos) se traduire par « un jour, les gens le découvriront », le « le » référant à tout et n’importe quoi, depuis les sous-marins nucléaires planqués dans le bien-nommé lac Titicaca jusqu’aux bombes à neutrons que les gouvernements font, avec notre aide, passer pour d’innocents Vtech®.
La première idée qui me vient donc à l’esprit, quand une des misérables limaces qu’on appelle « dirigeants du monde libre » prononce cette phrase en ma présence pourrait être résumée de la sorte : « hahahahihihouha ». Car, et vous en conviendrez, vous dont l’absence de sens commun et de libre arbitre vous fait parcourir ces lignes alors que votre électroencéphalogramme est plus plat que le dernier employé à être venu dans mon bureau (et à avoir rencontré Raymond, mon rouleau-compresseur), si l’être humain avait ne serait-ce qu’une bribe d’intelligence vaquant à ses occupations dans le néant qui sépare ses deux oreilles, et bien ça se saurait. Et, à la GORE, notre travail serait (pas vraiment) plus compliqué mais (beaucoup) plus salissant.
Deuxièmement, quand le locuteur qui, usant de son instinct animal afin de mouvoir sa langue et sa cavité buccale tout en expirant un air vicié, arrive à moduler l’horrible son qui en résulte en une pathétique imitation sonore de ce que donnerait cette phrase prononcée par quelque chose ayant un semblant d’intellect, quand le locuteur, disé-je, prononce cette phrase, il a une idée précise de ce que, « someday, people will find out ». Et c’est là où, en général, à la GORE, on rigole doucement (voir sadiquement dans le cas de la codirectrice, déambulationnement dans celui du codirecteur, ou avaricieusement dans celui du trésorier), parce qu’en général, ce dont on parle, ben nous on sait ce que c’est. Voir, on le possède. Ou on a participé à sa construction. Ou on a racheté. Ou on projette de le détruire/racheter. Bref, on est impliqués. La vérité sur Hiroshima ? Le trésorier avait perdu $20 au shogi. Nagasaki ? Le mec refusait de lui rendre ses $30 (ah, on avait dit $20 ? Me souviens plus). Le krach de 29 et le fameux Jeudi Noir ? Le codirecteur et moi-même qui découvrions que même 1%, sur 2000 ans, ça fait une somme (surtout quand à la base, c’est plusieurs tonnes de lingots d’or…). La chute de l’URSS ? Ils refusaient de vendre. Les divers génocides ayant eu lieu depuis 1950 ? Ils coïncident avec les périodes menstruelles de la codirectrice (rappelez-moi de lui offrir une demi-douzaine de vierges effarouchées pour qu’elle me pardonne d’avoir dit ça).
Et enfin, pour parachever le tout, quand quelqu’un prononce cette sublime locution, je m’en réjouis. Car le con fini qui espère cacher quelque chose d’énorme à plus de 6 milliards d’autres imbéciles finis termine toujours de la même façon. Avec un butt-plug de la taille de la Tour Montparnasse coincé dans le rectum façon Watergate. Parce que le plus beau, c’est que l’on dit « someday, people will find out ». Et que c’est vrai. C’est pour ça qu’à la GORE, on se cache pas ! On s’en contretamponne les fesses avec des mouchoirs de soie tissés à la main par de jeunes tibétaines aveugles sous-payées, que vous sachiez qu’on est là !
Problème de choeurs
Cela fait bien longtemps que j'ai cessé de compter les personnes ou institutions qui nous reprochent les manières peu courantes que nous avons de faire de l'oseille. Mais il en est une qui jamais ne nous laissera paisiblement arracher les boyaux d'un délégué syndical au couteau à beurre, ce qui soi dit en passant, est une pratique séculaire chez nous ! Alors qu'il se la foute au c*l leur saloperie de défense des salariés ! Nous avons largement les moyens de les défendre nous même.
Je veux parler, comme certains l'auront deviné, de l'Eglise avec un grand E, qui passe d'ailleurs son temps à nous les briser, nos oeufs. J'ai récemment reçu dans mon humble bureau un jeune prêtre, tout frais sorti du séminaire, qui voulait m'entretenir des pratiques pour le moins dévasatrices de la Codirectrice. Pourquoi ne pas l'en entretenir elle-même ? lui demandai-je alors. Lui me dit qu'il était tant bouleversé qu'appeuré, et ce, à cause des restes de l'ancienne mère supérieure du couvent du comté, que notre chère Codirectrice a eu la gentillesse de renvoyer là d'où il venait. Je lui répondait qu'il n'avait pas plus à s'en faire face à la Codirectrice que face à moi, que dans tous les cas, il n'en ressortirait sûrement pas vivant. Lui de se lever et de commencer à courir vers la porte de ce rare palissandre que j'ai eu tant de mal à me procurer, et d'y tambouriner comme un aliéné. Et c'est nous qu'on traite de malade ! Faut pas déconner non plus.
J'ai finit par faire rapatrier le bougre à sa paroisse. Vivant, oui. La chair tendue est rarement appréciable, même avec le meilleur des Magdelaine. Du temps gâché, encore une fois, à cause des enrobés sous-fifres du Santa Sede. Quand la GORE Incorporation crie au harcèlement, tout le monde se moque. Vous pensez que c'est facile de supporter les reproches de pauvres handicapés du citrons qui pensent pouvoir sauver l'humanité sans vraiment savoir de quoi il faut la sauver ? Eh bien non ! C'est dur. On a du coeur, nous. On pense même, et croyez-moi, une fois n'est pas coutume, à leur payer une place à Saint-Anne, sans contrepartie. On ne veut pas prôner la discrimination, donc on aimerait bien les aider à s'en sortir. La réinsertion est bénéfique à tout le monde. Embaucher des gens désespérés qui ne lisent pas les petits caractères, c'est tout ce qu'il nous faut !
Le Codirecteur, Monsieur B.
LES NOUVELLES REGLEMENTATIONS
Afin de satisfaire l'entreprise, et également par pur plaisir, dirons-nous, la Codirectrice, autrement dit moi-même, a enfanté du nouveau règlement ci-joint. N'en pouvant plus de recevoir les doléances et autres mascarades des employés, nous sommes arrivés au compromis suivant : la direction n'entendra que le personnel situé a l'étage situé directement en dessous du sien, et non plus des étages inférieurs. Pour les problèmes urgent, nos chers employés iront s'adresser à la compagnie aérienne la plus proche. Le document ci-joint est quant à lui déjà signé par feu Mr F. M*, représentant du personnel. Il nous a malheureusement quittés pour redescendre en grande hâte au rez-de-chaussée. Nous transmettons bien évidement ses dettes a sa famille.
*Futur Mort, terme employé pour préserver l'anonymat de la personne concernée
RÈGLE 1
Le monde est grand, l'entreprise l'est également. Aussi si un employé s'y perd, la Gore incorporation n'est en aucun cas responsable du devenir du corps de l'employé.

RÈGLE 2
Tout employé qui tomberait malade doit fournir son certificat médical au chef cuisinier. En effet, celui-ci se doit de respecter les règles sanitaires de restauration.
RÈGLE 3
Par mesure d'hygiène, nous sommes habilités a immoler les transporteurs de germes infectieux. A titre informatif, nous mettons a votre disposition la liste suivante, qui regroupe les cas pour lesquels l'immolation est obligatoire:
- les vêtements "Jennyfer" et leur porteur.
-la matière grise est considérée comme dangereuse pour les employés. Le porteur n'est quant à lui pas a mettre en cause.
- la série "Plus Belle la Vie" est un germe redoutable. L'extermination du porteur, qu'il soit sain ou non, doit s'exécuter dans le plus bref délai. NOUS NOUS RÉSERVONS LE DROIT D'ALIMENTER CETTE LISTE.
RÈGLE 4
Pour éviter les intrusions dans l'entreprise et penser à notre chère planète, nous avons produit un système de puce électronique biodégradable, qui permet a l'employé d'entrer dans nos locaux par l'absorption de la puce. Celle-ci se désagrège dès la sortie de l'employé en dehors de nos locaux. Nos spécialistes produiront alors pour chaque employé 7 suppositoires par semaine. Les puces ont une base d'acide chlorhydrique aussi il est recommandé d'expulser le corps étranger dans les 20h après son absorption. Dans le cas contraire l'expression "avoir le feu au cul" prend tout son sens.
RÈGLE 5
Par sécurité, l'employé ne doit en aucun cas divulguer ce qu'il voit, entend et touche dans l'entreprise. Aussi nous nous réservons le droit de soustraire yeux, langues et doigts de l'individu suspecté. Bien évidemment, nous dédommagerons l'employé par une formation de bail approfondi.
Questionnements
Il est des questions auxquelles il ne nous sera jamais offert de trouver une réponse. Beaucoup d'entre elles tournoient insolemment dans les quelques mille trois cents grammes de viande hachée qui me tient lieu d'ordinateur de bord. Certaines de ces questions sont parfois même responsables pour ma part d'inéluctables insomnies durant lesquelles il serait presque grossier d'essayer un seul instant de cligner des yeux, tant l'ébullition cérébrale est forte.
Il serait bien entendu un poil longuet de répertorier la totalité de ces saloperies de raclures de questions, mais il est vrai que certaines d'entre elles sont assez récurentes, dans les méandres agités de mon esprit. Je me demande par exemple souvent ce qui se serait passé si Mozart était mort plus vieux. A 3 ans, le bougre avait déjà l'oreille absolue. Il laisse dérrière lui une oeuvre de plus de six cents pièces. Et le con est mort à trente-cinq ans. Imaginez le potentiel de ce garçon ! Il était tellement génial que j'envisagerai peut-être d'assassiner le prochain génie musical qui sera comparé à lui. A propos de lui, je me suis aussi souvent demandé ce que ses parents avaient en tête lorsqu'il l'on prénommé. Beaucoup d'entre vous pensent que Wolfgang Amadeus est un nom à coucher dehors ? Bien vous en fasse, le nom complet du maître est Joannes Chrysostomus Wolfgangus Theophilus Mozart. Pour la petite histoire, notre petit génie est mort quatre ans après son père. Un an par prénom, à croire que l'idée saugrenue de papounet est morte avec lui.
Question suivante. Combien gagne le névrosé d'ingénieur parasitaire qui, dans un souci, j'en suis sûr, de traumatisme de jeunes enfants, a créé l'emballage à la con des portions triangulaires de Vache qui Rit ? Ce mec est un véritable désaxé ! Certes, il devait être un génie de la manipulation pour réussir à vendre son idée. Je me demande aussi souvent à quoi peuvent bien ressembler les plans dudit emballage. Qui n'a jamais adressé, à l'âge de sept ou huit ans, aux quelques camarades qui les entouraient, des insultes tout droit sorties du fin fond des cavernes volcaniques qui servent de chambres d'hôte à Lulu ? Et qui n'a jamais été le triste sire ayant eu l'adace d'appuyer sur la portion de fromage, après avoir percé un trou dans l'alu, pour faire sortir son petit délice sous une forme rappelant vaguement le moment vénéré où, enfin, on va pouvoir s'alléger de sa matière fécale ? Il faut le tuer ce type ! Imaginez ce qui peut bien se passer dans la tête d'un gars comme moi, qui se pose toutes ces questions, lorsqu'il repense à ce genre de scène.
Il y a aussi une tourmente peu probable qui trotte souvent dans ma tête. Comment des chanteurs à succès (j'entend commercial, non artistique, cela va de soit) réussissent à tomber dans l'oubli ? C'est vrai, d'un jour sur l'autre, certains arrivent à passer de l'Olympia au parking du camping de la Grande Motte. C'est à se demander s'il ne le font pas exprès. Une carrière courte, mais financièrement efficace, c'est bien joli. Mais, bien souvent, ces pseudo-artistes n'en ont guère plus dans le citron que le koala de mon grand-père, mais pour autant ne savent-ils pas que l'argent fait tout ? A certains il suffirait même de ressortir deux ou trois daubes du studio pour s'affranchir de deux ou trois millions. Alors, pourquoi et comment réussissent-il à littéralement disparaître ? Ce qui m'horipile le plus, je crois, dans cette histoire, est de supporter ceux qui préviennent avant de quand ils vont quitter la scène en utilisant le prétexte "je vais me consacrer à ma famille, me reposer un peu". Savent-il ce que c'est de travailler à la chaîne ? Se reposer sans avoir rien accompli... C'est bien là le comble de l'hypocrisie.
Il subsitera encore et toujours des questions, dont l'utilité est plus que discutable, mais qui tout de même trouvent leur place entre les souvenirs et les rêves. C'est sans doûte d'ailleurs ce qui en fait la beauté. Peut-être qu'elles sont, pour ma part du moins, aussi importantes que les images de mon passé et de mon avenir, puisqu'elles sont bien souvent représentatives du présent. Je vous rassure, les exemples ci-dessus ne sont que des réflexions bonus, qui arrivent la plupart du temps comme un cheveu sur la soupe.
Le Codirecteur, Monsieur B.
Ecology for dummies
La défense de la nature et de tout ce qui rapporte plus ou moins directement est devenu un vrai phénomène de mode. C'est à n'en plus savoir où jeter son mégot. Seulement voila. C'est bien joli de vouloir corriger nos erreurs, mais il faudrait voir à ne pas se tromper d'ennemi. On ne nous demande pas de ne pas utiliser tel ou tel produit. C'est bien pire ! On nous demande de renoncer à ceux-ci, ou à certaines pratiques qui sont depuis maintenant "trop" longtemps ancrées dans les habitudes des occidentaux. Oui je dis "les occidentaux". Car quand on tartine des kilomètres de papier contant la belle histoire de mère nature, qu'il faut ménager, on constate l'arrivée du capitalisme dans les pays émergeants. Les écolos se montrent comme les "gentils", mais sans ce capitalisme, comment laisser sa chance à la Chine, par exemple, de se tirer de cette image d'atelier du monde ?
J'ai réalisé cela il y a déjà quelques temps. Le but n'est pas de sauver la planète, seulement de ralentir le compte à rebours, qui s'affole depuis l'industrialisation tant attendue de pays comme la Chine. On y parvient alors en équilibrant simplement la balance. On pollue moins, eux commencent à le faire. Voila ce qu'il faut savoir. Il est beaucoup trop tard pour sauver la planète !
J'ai récemment eu l'occasion de partager un débat avec un jeune homme aux valeurs clairement orientées vers l'écologie. Nous parlions alors de l'émergence des modes de transport dits propres. Quand je lui signalai l'émergence de l'automobile à moteur électrique, lui de me rétorquer que l'électricité pollue. Bon. Quand est-ce qu'on les verra contents ceux-là ? Aujourd'hui, on récompense financièrement les acheteurs de voitures à faible émission, on sanctionne ceux qui l'ont trop forte, on ne s'en sort plus. On leur tend la main, eux veulent non seulement le bras, mais aussi la tête ! Tout l'art de vouloir dégrader l'image de leur pays.
Petit coup de gueule, donc, envers les écologistes, à qui je conseille la lecture (en papier recyclé si ça leur fait plaisir) de la première nouvelle de Paradis sur mesure de B. Werber. L'utopie adaptée de l'écologie.
Bon, sur ce, je vous laisse, j'ai une atmosphère à faire crâmer, moi, non mais.
Le Codirecteur, Monsieur B.
Tronçonnez, c'est gagné !
Il en est, des hobbies qu'on se garde bien de brailler sur tous les toits. Cela peut aller, d'un individu à l'autre, de la collection de plumes de pigeon à la fabrication de petits personnages en caca, avec le nez en papier mâché, faute à la crotte qu'est pas solide, en passant, bien sûr par la crucifixion de colverts en rut.
Il faut dire que se distraire est aujourd'hui une priorité absolue parmis les préoccupations de l'homme moyen. Pourquoi travaillerait-il, si ce n'est pour acheter le dernier écran plat avec support de la 3D, grâce à laquelle il sera bientôt possible de baver encore plus bas devant les matches de football, qui alors seront très vite délaissés au profit de ce nouveau jeu passionant, consistant à viser le goulot de la canette avec le résidu d'aspect ostréicole pendant, sans lequel nous aurions manqué cela ! Aaaah oui. La nouvelle technologie fait évoluer les esprit. Pas toujours dans le bon sens, certes, mais comment empêcher l'homme d'aller contre sa nature ? Empêcher un homme de consommer la nouveauté serait comme empêcher un lièvre de fuir le chasseur. Quoique le comique de la scène précédent le plombage pleine sauce du pauvre animal, d'un point de vue cartoonesque, me tord de rire (il faut des années de Pépé le putois pour parvenir à un tel résultat, je le crains).
A la GORE on aime bien, nous aussi, profiter de l'évolution de la technologie. Avant, quand on voulait ouvrir un tavernier, il fallait s'affairer à lui calmer l'ardeur à coup de lattes dans le buffet, la faute aux lames trop émoussées, pour réussir à obtenir une découpe bien droite. On se salissait vachement les mains. Maintenant, les cinq lames en titane de je ne sais plus quel fabriquant nous permettent une coupe précise, en un seul passage. C'est quand même génial ! Aujourd'hui, même les bourreaux de la vieille école ne peuvent résister aux évolutions des machines à découper le jambon. La Codirectrice s'est d'ailleurs depuis peu amourachée d'une magnifique tronçonneuse, dont elle a agrémenté la splendeur de quelques lames un peu plus longues que celles montées en série. La Codirectrice, elle aime quand ça gicle, quand ça dégouline et quand ça fait peur à mémé. Elle en fout partout, ça fait chier le trésorier : "le sang, c'est de l'argent".
J'avouerai sans honte qu'il m'arrive parfois, à moi aussi, de me laisser tenter par quelque appareils quelque peu sophistiqués. J'ai récemment fait acquisition d'un batteur électrique. Les contrôleurs fiscaux ne l'aiment pas celui-là. Faut, dire, ça fait un drôle de bruit quand il leur laboure le creux de la boîte cranienne. Mais c'est plutôt relaxant comme pratique. On attend tous avec impatience le siècle prochain, qui nous amènera peut-être, qui sait, le lassot aimant à quéquette, l'ultrason générateur d'hémorroïdes, et caetera ! On peut imaginer, car c'est bien elle, l'imagination, qui créé tout ce rammassis d'indispensables idiotie, non ?
Je vous souhaite le bonsoir, jeunes gens.
Le Codirecteur, Monsieur B.
Arrachage de dents à la barre à mine
Pourquoi donc ce titre si évocateur, me direz-vous ?
Et bien tout d'abord, vous avez raison de poser la question. Cette curiosité est tout à fait fondée, petits garnement avides de savoir suppurant que vous êtes.
Ensuite, la réponse. Grandiloquante et étonnante, avec un once de piment rouge pour la forme. Et bien c'est le sentiment que m'évoque la présence d'une personne (et encore, le mot est bien gentil pour qualifier ces sous-êtres) qui se méprennent sur la condition vampirique (condition dont le codirecteur et moi-même jouissons avec force dignité, appétit et sauce tartare).
Ces sous-résidus de raclures d'excréments de tortue syphilitique s'imaginent tout savoir d'une condition millénaire, d'une race fière et bénie par le don d'immortalité (et de suçage de sang de secrétaire).
Car oui, ouvrez bien vos petites oreilles remplies de cérumen suintant, les vampires sont une race. Nous présentons tous plus ou moins les mêmes caractéristiques, à quelques exceptions près, issues du patrimoine de nos pères et ancêtres.
Tout d'abord, sachez, misérables cancres imbus de votre propre autosatisfaction, qu'un vampire ne supporte pas la lumière du soleil avant d'avoir atteint un âge plus que vénérable (en général quelques milliers d'années). Sachez ensuite que par ses disparités, la société vampirique se subdivise en clans regroupant les individus qui partagent les mêmes ancêtres, et donc qui présentent les mêmes particularités. Sachez pour finir que contrairement à ce que certains films et bouquins romantico-pathético-dégoulinants veulent nous faire croire, le sang HUMAIN est essentiel à notre survie. bon, on peut s'en passer quelques jours quand on est jeunes, mais à nos âges, on aime avoir ses 4 victimes quotidiennes. Je vais maintenant vous parler succintement des certains des clans vampiriques.
Le clan le plus porté sur l'acqusition et la conservation du pouvoir temporel est le clan des Ventrues. Au fil des âges, ils ont développé un palais particulièrement fin en ce qui concerne le sang, et un addiction morbide pour le pouvoir et la manipulation. Notre bien-aimé codirecteur est un éminent membre de ce clan.
Un clan à part est celui des Malkaviens. Notre ancêtre, Malkav, possédait le don de clairvoyance, et un bonne part de sa santé mentale lui a été volée par ce don. Ses descendants sont tous plus ou moins fous (cela va du psychotique au catatonique en passant par le paranoïaque et bien d'autres encore...) et possèdent d'étranges pouvoirs liées à cette folie inhérente. Je suis moi-même un fier membre des Malkaviens.
Je pourrais également vous parler des Toréador. Cette lignée particulière possède un don certain pour les arts, et cherchent activement à profiter de leur existence impie à travers de petites fêtes de type "orgie à tendance sado-masochiste incluant des humains volontaires ou non". Une belle bande de cinglés également, cependant de très bonne compagnie lorsque l'on recherche de nouvelles expériences un brin extrêmes...
Je pourrais vous parler de notre joyeuse société pendant des heures, mais j'entend la voix de mon codirecteur qui m'explique gentiment que trop en dire nuit à nos intérêts car même si un humain est faible, vous êtes quand même plus de 6 milliards, bande de petits sacs à viande impudents.
Je ne saurais que trop vous recommander l'étude des textes fournis par l'éditeur White Wolf dans son édition Vampire : La Mascarade, ou à défaut une discussion avec un érudit.
Le Directeur des Ressources Humaines.
PS : les vampires n'ont les yeux violets que s'ils les avaient violets de leur vivant ! Arrêtons ces préjugés stupides et dégradants !
PS2 : je recherche activements des candidates au poste de secrétaire de direction. Moins de 30 ans, O négatif de préférence.
PS3 : n'achetez pas cette console.
EDIT du Codirecteur : DRH, en partant du principe que nous n'avons jusque là jamais manqué de répondre à l'arrogant apétit que nous impose notre état, pour ainsi dire, on s'en tamponne la gencive, et plutôt deux fois qu'une. L'on ne se doit de retenir qu'il ne faut que maltraiter les victimes dont le sang n'est pas pur (entendez par là pourri par un mauvais whisky, par un abus de substances médicinales où tourmenté par l'ingurgitation quotidienne d'un kilogramme d'andouillette de Troyes).
Mort aux chorisboethiophobes (désolé pour l'étymologie douteuse)
Quoi de plus décevant que de remarquer chez un individu sa perte de repère quand papa poule a tourné les talons pour souffler son conseil dans une autre oreille. Dur dur de regarder au dessus de chacune de nos épaules pour remarquer l'absense de soutien moral.
Mais c'est bien là le problème de la nouvelle fournée préanpovore. J'ose imaginer parfois ce qui arriverait si tout donneur de savoir se voyait littéralement effacé de la croûte terrestre. Plus de guide, plus de donneur de consigne, plus de norme d'exécution. Seuls. Laissés à notre débrouillardise dans les tâches pour lesquelles il nous eût fallu une présence pédagogue.
Sortir des sentiers battus est devenu un crime, et pas seulement pour les sbires du rectorat ! Même les rapeux de la langue vous montrent maintenant du doigt dès qu'une parole un peu trop démarquée se joint au prompteur bourre-crâne et désarçonne les gentils. Ce n'est pas pour rien que le premier vrai clônage a été effectué sur une brebis...
A la GORE, voila ce qu'on demande : ne pas venir interrompre le si bon repas que le DRH et moi-même nous sommes entamés avec la dernière secrétaire en date pour que nous vous donnions sur un plateau la meilleure méthode de découpe verticale d'une moêlle osseuse d'hippocampe ! Testez, bordel ! Si ça marche pas, on recommence, sauf si ça nous coûte trop de pognon. Ou alors si vraiment vous êtes plein de potentiel et dépourvu de sens moral, on dédommagera l'entreprise en coupant les vivre d'un prisonnier pendant un mois. Chacun trouvera son compte dans l'autonomie, l'innovation et surtout l'abolition du port de couches chez les salariés. On ne bouffe que les fouineurs et les idiots qui écrivent pélican avec deux "l" pour qu'il vole mieux. Certes, on peut aussi se régaler de la chair d'un mâle humain tout à fait arbitrairement, mais en général, il faut qu'il le cherche, même si c'est souvent inconsciemment.
Balancer ma salive venimeuse à tout va est sans doûte le pire défault que l'on m'a reproché jusqu'à aujourd'hui, mais comme il m'arrive souvent de le répéter, mieux vaut trop que pas assez. Et je ne cesserai en aucun cas de le faire, et ce malgré les bousculades verbales de neuneus panurgiens qui n'auraient sans doute pas de regrets à faire de l'île d'Hythlodée l'exemple à suivre contre toute circonstance, ce qui serait sage si seulement à chaque homme revenait son vrai mérite.
Oh, mince ! J'ai à nouveau balancé un peu de salive. Tant pis, c'est trop tard. Enfin, de toute façon le balayeur effacera les méchantes taches. Na.
Le Codirecteur, Monsieur B.
Bon mon score n'a pas bougé en un an ...
Avis aux amateurs !
Faites le Geek test (en français, mais traduit par Google je pense, c'est assez minable) : Le Geek Test en Français
Le Codirecteur, Monsieur B.
Réveil brutal chez les arracheurs d'entrailles
Après d'interminables mois d'inactivité dûe, notamment, à la crise financière qui nous affecte tous (eh bien oui, acheter toutes les actions qui sont au plus bas prend du temps !) et à la flambée des prix des déjections d'origine pélicane, nous pouvons à nouveau assurer l'approvisionnement du splendide site que vous ne pourr... que vous n'aurez pas envie de quitter. Je deviens émotif à la seule vue des textes de mes chers collègues. Que de souvenirs. A mon âge, pensez bien que quelques mois paraissent des siècles.
Bon. Autant qu'on se le dise, le recrutement est moins simple qu'auparavant. Si les employeurs sont réticents, les candidats deviennent trouillards. Les exigences sont certes moins nombreuses, mais l'insupportable manie de gonfler à bloc son pouvoir d'achat qu'on les classes moyennes pose problème. N'ayons pas peur des mots. Ces schtroumpfs, qui ne trouvent autre source d'inspiration que les magazines sportifs ou les chanson de J. Iglesias ont de plus en plus tendance, dirait-on, à nous les hacher menu. Tenez, je prends en exemple le cas de cette ménagère divorcée. Elle voulait son mercredi après-midi pour s'occuper de son gamin. Est-ce que je prends mon mercredi après-midi, moi ? Bien sûr que oui ! ............. Mais c'est pas pareil. Je n'ai rien à prouver à personne moi, d'abord. Travaillez plus pour nous faire gagner plus, qu'il disait, le nabot. Nous avons pensé faire bénéficier aux salariés d'un jour de repos travaillé. Pour cela, nous avons fait livrer des canapés issus du recyclage de la sciure de notre partenaire des pompes funèbres. Ils pouvaient comme cela travailler tout en se reposant ! Idée géniale, n'est-il pas ? Et écologique avec cela ! Toujours est-il que ces foutus saboteurs ont préféré bouder cette initiative en nous envoyant leurs délégués syndicaux. Comme si on avait que ça à faire, en tant que directeurs, que de bouffer de pauvres candides gueulards qui font pipi sous eux à la simple vue d'une lame de deux mètres cinquante. Pauvre petits. Obligés de faire bosser le balayeur le dimanche. On est pas des monstres, mais le délégué C*T était un peu trop gras du dessus de la ceinture pour ne pas laisser de traces.
Du côtés des bonnes nouvelles, on notera l'arrivée récente d'une psychologue au sein de notre belle entreprise, suite à un entretien hors du commun avec notre DRH. Personne n'est mort, cette fois-ci. Nous devions l'embaucher ! Il ne lui à fallut qu'une seringue de morphine pour qu'elle s'arrête de pleurer, quand les autres nous en on bouffé quatre. En pleine crise en plus, les gens n'ont plus de queure... keure ? Koeur ? J'oublie toujours comment ça s'écrit. Enfin de pompe à hémoglobine, quoi. Grâce à la Codirectrice, cette dernière est unijambiste. Cela a fortement contribué à durcir sa personnalité. Les employés n'ont de plus d'autre choix que de suivre son bon conseil ! Sa jambe de bois lui donne un air à la Long John Silver, ça impose le respect. Ce qui ne nous tue pas nous rend moins mort, comme on dit chez nous. Le trésorier s'est délocalisé dans une bourgade plutôt éloignée. En quoi est-ce une bonne nouvelle ? Eh bien les huissiers mettent plus de temps à le retrouver, pardi ! Perte de temps pour eux, gain d'argent pour nous, et puis c'est tout ! La Codirectrice sera bientôt de retour chez nous, ce qui allègera considérablement ma charge de ... de ... enfin ma charge quoi. Je perds mes mots, ces temps-ci... Enfin, pas les plus importants, c'est ce qui compte !
Qu'allons-nous retenir de cette reprise tant espérée ? Que la Gore Incorporation ® est immortelle, tout comme ses dirigeants. Bien entendu, nous recherchons toujours de nouvelles têtes, parfois même avec un corps en dessous, mais surtout avec un sens aigu de la fidélité et de la confidentialité. Nous continuerons, nuit et jour s'il le faut, à vous aider à pourvoir dormir d'un sommeil profond, jamais troublé et, bien sûr, éternel ! Mouhahahahahahaha !!!!
J'espère vous retrouver bientôt, mes chers sujets.
Le Codirecteur, Monsieur B.
Ventilateur mutilateur
Aussi étrange que ça puisse paraître, à la GORE, c'est calme en ce moment.
La codirectrice est partie. Le Diable seul sait où, mais de temps en temps on entends des cris au loin et on reçoit une carte postale, en général avec des insultes, un état général des affaires en cours, et des viscères.
Le codirecteur est tombé en torpeur. En tant que vampire, de temps en temps ça lui arrive pour une période plus ou moins longue. Le souci, c'est que même endormi, il fait peur, et que quand il se réveille, il a faim, et aux ressources humaines on sait ce que ça signifie.
Le trésorier gère toujours les rentrées d'argent entre deux séances de body-building. Il a décidé de lutter contre l'image traditionnelle du petit juif maigrichon. On se moque de lui copieusement, je vous rassure.
La Directrice des Relations Étrangères est vachement occupée, on la voit quasiment plus.
Quand à moi, bien je sommeille doucement. D'abord parce qu'il y a moins de secrétaires, et que les actuelles commencent à s'habituer à moi (plus de cris et de fuites désespérées dans les couloirs... snif, snif...). Ensuite parce que comme mon cher codirecteur, je vais pas tarder à rentrer en torpeur. Je me maintiens cependant.
Et l'envie me prend de partager mon savoir avec vous, petits masochistes. Je vais donc vous parler, voyons voir, de notre personnel dirigeant. Voilà, vous allez vous en prendre plein la cervelle, de trucs salaces et inavouables.
La codirectrice naquit en... et merde, l'archive est effacée. Bref, elle est née, ça on est sûrs. Quand, où, de qui, mystère. En revanche, on sait pourquoi : semer le Chaos et la Désolation. Rien que ça. Et elle s'y est attelée dès son plus jeune âge, en terrorisant ses petits camarades et ses professeurs. Croyez-moi, on a passé une année ensemble au lycée (ça fait loin...) et notre chère prof d'anglais s'en souvient encore...
Le codirecteur est millénaire. Il fait partie des premiers vampires existant. Il a bien connu Longinus, Jack l'Eventreur et Charles Manson, entre autres. De temps en temps, rien que pour le fun, il s'amuse en ville. Nous, on s'arrange pour faire croire à un accident, genre les centaines de morts du métro de tokyo. Vidés de leur sang. Je vous raconte pas les sueurs froides pour couvrir ça.
Le trésorier est... juif. Il a bien connu Salomon. Et David. Et d'après lui, Goliath était vachement sympa avec 3g dans le sang. Passionné par l'or (il est juif, normal), l'argent (un peu moins que l'or cependant) et la monnaie (sonnante et trébuchante), il a inspiré à Carl Barks le personnage de Picsou, le bec en moins. Depuis peu, il se muscle, afin de supporter l'afflux de monnaie à la GORE, et de briser l'image du juif faiblard.
La Galloise des Collines est une sorcière. Là-bas, ils vivent dans les collines comme les hobbits. Mais en plus grands. Autant de poils au pieds par contre. Ou l'a engagée parce qu'elle semblant folle, fun et furieuse. Finalement, à force de fureter et de commettre des forfaits, elle fut pleinement intégrée aux Relations Etrangères, puisqu'elle parle anglais, klingon, québecois, espéranto, elfe et russe (avec l'accent du sud). Non, elle parle pas français. Nous on dit qu'elle baragouine, elle sait même pas dire "plexiglas" ou "aujourd'hui, j'ai gémi en rangeant le xylophone de mon gérant".
Quand à moi, je suis un brin plus jeune que le Codirecteur, mais j'ai tout de même vachement bien connu les inquisiteurs espagnols. Ca fait depuis l'éternité que je cherche de joyeux compagnons pour m'éclater à tuer, massacrer, éventrer, éviscérer, énucléer, écarteler et tous les verbes en é qui font mal. Genre étesticuler, si ça existe. Quand on m'a proposé la GORE, j'ai signé. Aux Ressources Humaines, pour jouer avec les secrétaires.
J'espère que vous êtes plus instruits (et plus horrifiés) qu'au début de ces lignes.
Et en ce moment, on recrute. Hommes ou personnes de plus de 30 ans s'abstenir.
PS: J'ai pas parlé du balayeur, mais tout le monde s'en fout, il balaie.
Nightmare before Christmas ®
Et oui mes très chers amis, clients, victimes, souffres-douleurs et autres personnalités (oui, en ce moment c'est la 3ème personnalité du DRH qui vous écrit, à ce titre, j'aurais de nombreuses anecdotes sanguinolentes à vous raconter. Plus tard).
Et oui, disais-je donc avant de m'interrompre moi-même dans un élan d'autosatisfaction et de plaisir semi-sexuel, vous ne rêvez pas. La GORE est de retour pour votre plus grand bonheur. Ne mentez pas, j'ai vu luire dans vos petits yeux (pour certains chafouins, mais ne chipotons pas) comme une étincelle de masochisme qui, il faut l'avouer, n'est pas pour me déplaire.
La GORE Inc. est de retour, alléluia, hosannah, sancti sanctum et tout le tralala semi-religieux habituel. Dans un relent de bonté faussement désinteressée, je m'en vais vous compter pourquoi, non vous ne rêvez pas, pourquoi donc la GORE a t-elle une telle emprise sur votre vie misérable et pathétique d'humanoïde marchant sur ses deux pattes postérieures et tellement dépourvu d'instinct de prédation qu'il mange chez Mac Do'.
Premièrement, il faut savoir que de par notre état d'êtres supérieurs, et pour certains semi-divins (et pour certains autres, juifs), nous avons comme un droit naturel à régner sur vous, bande de petits sacripants.
Vous l'aurez compris, nous sommes quelque peut nietzschéens (pour ceux d'entre nous qui connaissent et ont la prétention d'avoir compris certains points de la pensée nietzschéenne). Et en plus on est convaincus de notre bon droit. Non mais des fois.
Deuxièmement, nous tenons à contrôler chacun des aspects de votre vie, dans ses moindres détails, inspirés en ce sens par le formidables traités sur la matière de Georges Orwell, 1984 (un brin de culture générale ne fais jamais de mal). Non pas que votre vie nous intéresse en un quelconque sens, mais tout simplement nous estimons qu'il est profitable pour nous de disposer à tout moments d'une réserve de comptes en banque, de victimes et de sacrifices humains (ne me faites pas dire ce que j'ai juste pensé).
C'est ainsi, misérables vermisseaux lubriques et masochistes (oui, au fond de vous vous l'êtes, puisque vous mangez chez Mac Do') que le moindre détail de votre vie est programmé, contrôlé, et classé. Par exemple, toi, là, devant ton pc, oui, toi, là. Tu est devant ton ordi en ce moment. Crois-tu vraiment que tu as CHOISI d'être là ? Hein ? Et oui, je te laisses prendre conscience de ton absence de libre arbitre. Nous SAVONS (et pas de Marseille).
Nightmare before Christmas est le nom de code de l'opération de la GORE qui vise à assassiner le Père Noël actuel pour le remplacer par un autre, habillé de la même manière, qui un jour, dans un an, dans dix ans, exécutera le plan préparé minutieusement par nos soins. Et à ce moment là, vous saurez. Oh, oui, vous saurez...
Je tiens à remercier personellement les personnes qui nous ont donné un rein suite à ma dernière news. Ces personnes là mourront plus tard que les autres. Genre 1h après.
Vous n'avez pas un rein en trop ?
Reprenons là où nous en étions, voulez-vous.
Le codirecteur (en espérant que son état de putréfaction n'ai pas empiré depuis la dernière fois où je l'ai croisé dans les couloirs) est sous perfusion sanguinolente, surveillé nuit et jour par une jeune infirmière dévouée (elle est bien obligée, la pauvre, c'est ça ou finir en confit).
La codirectrice (puisse t-elle me lire par delà les kilomètres et la rétention militaire) est partie vivre sa vie et fouetter des gens plus au Sud (l'Afrique, c'est surfait, visez l'Antarctique).
Le trésorier est plus juif que jamais, et plus antisémite qu'un certain excité célèbre pour ses voyages organisés. Ou alors j'ai mal compris.
Le misanthrope... misanthrope (que voulez-vous, je manque d'inspiration, et appelons un chat un chien).
La coordinatrice internationale ne coordonne plus grand chose.
Tout comme l'infirmière, qui se languit des cadavres quotidiens que l'ardeur à la tâche de la codirectrice lui fournissait.
Quand à ma secrétaire, il y a longtemps que je ne l'ai plus vue (ne me regardez pas comme ça, je n'y suis pour rien cette fois, et je suis presque sûr qu'elle est en un seul morceau à l'heure actuelle).
Et moi, dans tout ça ? Le DRH, votre humble serviteur cher recruteur ? Et bien moi je vaque, dans les locaux tristement vides de mon entreprise chérie. Les sanglots longs des violons de l'automne, bercent mon cœur d'une langueur monotone, comme dirait l'artiste.
Réagissons. Devant l'urgence de la situation, il me semble plus qu'important de reprendre en main la croissance de la GORE. Mon plan de relance comporte 3 points, je vais de ce pas le soumettre à l'appréciation des actionnaires (les codirecteurs à 49% chacun, et moi à 2%).
-OPA hostile dirigée à l'encontre de petites compagnies à fort potentiel (Microsoft, Apple, Heckler & Koch, Colt Industries, WEPFBW (World Evil People For a Better Future))
-Prise de contrôle totale de la région québécoise et annexion du Liechenstein en vue de mettre la main sur les capitaux privés qui y sont stockés.
-Création immédiate d'une gigantesque réserve naturelle à l'échelle continentale pour la protection des pélicans, lamas, pangolins et autres émeus.
Ceci devrait relancer la GORE de façon significative. Au pire, on se sera bien marrés.
Et à tout hasard, vous n'auriez pas un rein en trop ?
Première grosse perte de l'entreprise ...
Une perte non pécuniaire, certes, mais ... Les mots me manquent ...
Autant dire tout de suite que ta foutue répartie m'en a bouché un coin. Quelques années ont passé depuis notre rencontre, et je n'oublierai pas de sitôt le contexte de cette rencontre assez, disons, clinquante. Les esprits tordus se rencontrent comme l'aurait sûrement dit les grosses têtes lors d'une soirée "absinthisée".
Vous vous demandez tous ce qui peut bien me prendre de faire du sentiment, moi qui prône avec mes chers associés la misanthropie, l'anti-humanisme et la destruction des cultures connues.
La codirectrice s'est fait muter chez ces confédérés de sudistes (non en France, mais c'est une autre culture, non ? Bon, référence douteuse). Fini le lancer de membres humains d'un bureau à l'autre, fini les interminables hyperboles éléphantesques qui émanaient sans pudeur des pensée les plus superficielles, fini la bascule accidentelle des secrétaires par les fenêtres du dernier étage, et fini la chasse au pingouin africain ...
Il aura fallu trois mois à ces gogos en bleu pour décider de te faire disparaître dans dieu sait quel patelin de crottés, dans des terres hostiles où, j'imagine, rares se font les esclaves potentiels. Après toutes ces "petites choses" concrétisées, après une fondation commune autour de ce qui entoure cet article, après ces ballades fortes en décibels, en "What Is Love", en têtes de cons et autres joyeusetés diverses et absurdes, je pense avoir du mal à concevoir ton absence. Trois mois ont passé et on se disait "vivement la fin". Mais non didjou ils l'ont fait exprès, hein dis-moi, de te mettre à l'extrême opposé de l'endroit où tu aurais dû atterrir ?
Enfin après ces insupportables lamentations, ma chère, je te souhaite, et j'aime à croire que tous les autres font de même, un bon courage, et de mettre une grosse branlée à tous ces petits glandus de mes deux qui oseront te manquer de respect. Peu importe le temps que ça prendra, t'as intérêt, je te le dis, de revenir à l'heure pour bouffer. Et picoler sec comme on l'a souvent fait ensemble (nous ne citerons aucun pantalon rose n'est-ce pas ?). Et parler pour ne rien dire tout en se disant qu'il ne faut pas forcément la fermer quand on a rien à dire, du moment qu'on a envie de l'ouvrir.
Je résume : reviens vite où je te jure que je t'enverrai, par n'importe quelle moyen, un tube de vaseline, un chausse-pied et un porte-manteau.
Je t'aime So ... Je t'embrasse comme un vieux pote d'armée, en prononçant ces inoubliables paroles : "Café ... Snurf..."
Chagrin déshydraté en barquettes hermétiques.
Suite à une requête de ma troisième personnalité (oh, vous n'étiez pas au courant ? faites comme si vous n'aviez rien lu) je vais ici même et devant vos petits yeux ébahis par tant de savoir (ne mentez pas, je le sais) détailler la liste complète et exhaustive (note du DRH : il faut conserver certains secrets) des personnalités qui doivent TOUT (j'ai bien dit tout, même leur canard en plastique jaune) à la G.O.R.E. Inc (maudite soit-elle).
-Chuck Norris. De son vrai nom Jean-Bernard de L'Altegardery. Outre un nom passablement ridicule, JB est venu nous voir afin de devenir maître de l'univers (et du tantrisme) en échange de son âme (et d'un sacrifice hebdomadaire). Nous lui avons donc proposé notre forfait "devenez une star pour presque rien" (j'avais refusé de lui enseigner le tantrisme, je fais pas les mecs, moi, et la place de maître de l'univers était déjà prise, devinez par qui). Après quoi il a voulu plus de pouvoir que le codirecteur. Celui-ci l'a donc mangé et remplacé par un zombie gentiment maudit afin qu'il devienne assez puissant pour casser une noix entre ses fesses. Et accessoirement devenir Walker Texas Ranger (qui tape les méchants avec ses pieds).
-Le Dalaï-Lama. Sans nous, il n'aurai tout simplement pas été réincarné à chaque fois en vieux croulant myope et chinetoque tibétain. Il lui en a coûté un sacrifice de masse à chaque réincarnation effective quelques plusieurs millions d'euros. Comme quoi on est pas si méchants ! (ceci était un message du département Communication)
-Paris Hilton (mais nous déclinons toute responsabilité). Déjà, quand une diplômée de philosophie brune est venue nous voir en demandant de devenir blonde, on a haussé un sourcil. Quand elle a demandé en plus le forfait "sextape ft. le DRH" et le forfait "devenir une Idiote Pourrie-Gâtée®", notre deuxième sourcil a suivi le mouvement (celui du codirecteur en tremblait même de stupéfaction). Mais bon, on l'a fait. Remarquez, on a bien fait notre boulot, et maintenant on est VIP aux Hilton's et on y boit et baise gratos.
-Jésus. Qui n'est autre que [effacé] du codirecteur
-John Pemberton. Ouais, nous non plus on sait toujours pas qui c'est, mais il est venu en nous suppliant, il avait pas d'idée, alors on lui a filé la recette d'une boisson au pif. Noire, gazeuse et caféinée au possible. Paraît que ça a marché. A la G.O.R.E. Inc. ça nous fait bien rire, vu ce qu'on y a ajouté touche comme dividendes.
-[archive effacée]
Bon, bref, on va pas tout vous dire non plus, il paraît que vous n'êtes pas des personnes de confiance (moi j'y crois qu'à moitié, et oui, je pense que vous n'êtes pas des personnes).C'était une liste succinte de quelques personnes que la Compagnie a aidé. Serez-vous le prochain ? (pour un prix modique raisonnable)
Une vente de cercueils en maison de retraite.
Et bien et bien, nous voilà enfin de retour après des vacances ma foi fort enrichissantes. Le codirecteur, pleinement reposé après un séjour en caveau-thérapie, méthode révolutionnaire de relaxation par séjour en caveau humide, a convoqué ce crépuscule même une réunion du corps dirigeant de la G.O.R.E. Inc.
Répondant immédiatement à l'appel, on a pu admirer les nouveaux muscles du trésorier (qui aurait cru qu'on pouvait muscler un lobe d'oreille ?), la nouvelle monomanie du misanthrope, le nouveau fouet de la codirectrice,les nouveaux fusils des coccinelles de la galloise, et enfin ma plus grande fierté, ma collection d'index d'enfants de 8 ans, classés par date et niveau de décomposition. Toute cette nouveauté nous faisait tourner la tête (ou alors c'étaient les narcotiques) et dans un grand élan de générosité (profitez-en, c'est pas souvent), nous lancions une campagne de recrutement global.
Nous recherchons donc, pêle-mêle :
-un spécialiste en extorsion de fonds. Le codirecteur et moi-même ne pouvons pas être partout, en dépit de notre statut semi-divin.
-un vétérinaire spécialisée dans les tamanoirs, les lamantins et les pélicans. Je pense que cela se passe d'explications.
-des secrétaires par centaines. Elles devront être prêtes à se tuer à la tâche, à mourir pour leurs maîtres, à satisfaire leurs moindres désirs.
-des pélicans. Nous recrutons des pélicans. Et des lamas.
Une reprise toujours plus impitoyable (que c'est bon !)
Aujourd'hui, les bureaux de la GORE Inc se réveillent, sortant de l'étreinte froide et aimante des vacances.
L'année commence, les projets destructeurs et néanmoins ambitieux arrivent dans mon bureau, me procurant le plaisir d'un esquimau à la fraise enfoncé sous l'ongle d'un mulet. C'est vous dire à quelle point ma joie est démesurée. Peut-être une nouvelle année de recrutement, peut-être un turn over important ... Qui sait ce que cette année déjà pleine de rebondissements nous réserve.
Le DRH retrouve sa posture canardesque favorite, la Codirectrice approche de la fin de sa formation militaire, le misanthrope mise en trope... Le trésorier, lui, retrouve enfin nos petites économies, que je lui ai permis de renifler, l'espace d'une petite seconde. Le bougre nous a découvert un afflux sanguin intime digne d'un monument pisani.
Je ne saurais que trop vous inciter à rencontrer notre cher DRH qui ouvre officiellement sa porte pour les entretiens, et abaisse bien volontiers le levier aux petits malin qui osent passer outre notre suprématie. Autant dire que vous êtes quasiment certains de repartir avec un beau contrat tout neuf (le bureau du DRH est très haut géographiquement, le passage à la trappe, ça fait mal ... Ô grande Nature merci de nous avoir offert la gravité !). Je saurait gré à ceux qui par un malencontreux miracle s'en seraient sortis de gracieusement éviter de l'ouvrir sous peine d'une mort douloureuse et lente, très très très lente mouhahahaha. Ciel je me suis emporté, quel empoté.
Sur ce, je vous laisse j'ai du boulot, comme dirait la crémière du bourg.
Cordialement,
Le Codirecteur, Monsieur B.
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Une trachéotomie à la cisaille. Et un pélican.
Dans son précédent article, le codirecteur (sur le passage duquel je jette de petits pétales de rose, non pas que je craigne une quelconque restructuration, mais je lui dois la recette du syndicaliste à la provençale) vous a éclairé, cher lecteur, sur les origines de la manipulation, et vous a aiguillé vers les cours de mindfucking proposés par la société.
Dans un élan de générosité sans pareil, je me propose de vous expliquer, en détail qui plus est, les origines de la pêche à la mouche, sujet passionnant s'il en est. Je pointe ici vers l'article de la Wikipédia relatif à cette activité, mais je souhaite apporter une précision importante : la technique de pêche décrite par Claude Aelien n'utilisai pas de plumes de coq (inutile, un coq ça fait cocorico, tout le monde le sait), mais des plumes de pélican, bien meilleures en terme de flottaison et de cartographie.
A quoi tout cela nous amène t-il, cher lecteur ? Et bien, tout simplement à l'acception de la futilité de la vie des pêcheurs, obligés de pêcher avec des plumes de coq faute de pouvoir battre un pélican à la course (le pélican étant une des formes de vie les plus abouties sur cette planète, avec le tapir et le lamantin). Et également à la démonstration que une femme, c'est bien, mais un pélican, ben c'est mieux.
Pourquoi, me demanderez-vous ? Dressons une liste de tous les avantages du pélican :
-contrairement à la femme, le pélican est le seul animal à disposer d'une poche ventrale sous le bec.
-contrairement à la femme, le pélican vole (la femme vole également, mais c'est plutôt une chute gracieuse qu'autre chose)
-contrairement à la femme, le pélican n'a ni règles ni migraines (il est donc toujours disponible pour une folle nuit d'amour)
Le pélican est donc en tous points le meilleur ami de l'Homme (avec le tamanoir, mais ça, c'est une autre affaire). J'ai personnellement un pélican qui ne m'a jamais déçu , bien que je n'aie jamais éprouvé l'envie d'avoir des relations sexuelles avec lui. Un pélican vous fournira également un inépuisable sujet de conversation lors des interminables réceptions mondaines.
La prochaine fois, je vous parlerai de la place des frigos dans la politique salariale de la G.O.R.E. Inc.
J'offre également un bonbon au premier qui me dira combien de fois je répète le mot pélican dans ce texte.
Le Directeur des Ressources Humaines.
Destructuration mentale pour une vie ... meilleure !
Dans son acception la plus courante, la manipulation mentale est un agissement négatif envers une personne ou une secrétaire.
J'm'en va' vous prouver le contraire (le québécois commence à envahir le quotidien de l'entreprise dirait-on ...).
Dans les âges les plus lointains du passé, l'homme chassait. Bon. Je peut admettre que c'est toujours mieux que de crever la dalle, en se disant "Mon dieu, encore 10 000 putains d'années avant qu'on invente Mc Do, les plats surgelés et le dons d'organe !", mais, car il y a un mais, à deux contre un mammouth à la con, autant dire que la proie ne se faisait pas de cheveux blancs.
Plus tard, et là certains pensent au début de la "civilisation", l'homme découvrit qu'il ne serait pas forcément plus con de gagner la confiance de bestioles un peu trop niaise pour comprendre qu'elle allaient finir en pathé.
L'élevage était né. Certes, ça a mit un sacré bout de temps.
Et c'est là que l'on peut commencer à parle de manipulation ! Chouchouter des noiraudes pour leur tirer les pis et au final, les priver de la seule chose qu'elles sont capables de produire, offrir une mare de boue à un joli cochonnet bien rose, pour ensuite en faire du Bayonne, ça fait pas cher le kilo ! En résumé, c'est grâce à la manipulation qu'on se remplit la panse, bordel !
Mais là vous vous dites, mais que penser de la manipulation d'un homme par un homme ?
Et je ne peux déroger à mon devoir. Je vais donc vous éclairer. L'homme, et on ne m'ôteras pas de la tête qu'il est avant tout un mammifère, est le seul animal qui passe son temps cloîtré dans l'idée qu'il est supérieur à tous les autres. Et c'est pour cela n'est-ce pas que les hommes passent leurs temps à se taper sur la gueule à coup de bombes et autres productions de l'entrepr... (merde oubliez ça). Bref, l'homme a beau disposer d'un nombre de connexions encéphaliques important, notamment si l'on le compare au poisson rouge, il nous les brise avec ses problème le poisson rouge !
Dans ce souci de supériorité, l'homme doit avant tout se forger un moral d'acier, et se débarasser de tous remords.
La GORE Inc. se propose donc de vous aider dans cette recherche, et donc de réussir votre vie en vous apprenant pas à pas comment faire en sorte que vos proie se jettent elles-même dans le four, et règlent elles-mêmes le thermostat. Moyennant une somme relativement conséqu... raisonnable, vous vous sentirez fort, même s'il vous manquera un rein.
Je vous invite, mes chers amis, à converser autout d'un festin gastronomique préparé par un bon ami de l'entreprise, H. Lecter, à qui je dois beaucoup, de par les mets savoureux qu'il me fit découvrir.
Le Codirecteur, Monsieur B.
P.S. : Pour vous inscrire à ce cours, contactez ma chère Codirectrice, elle se fera une joie de vous accueillr dans son assiet... bureau (ma langue fourche ces temps-ci ...)


